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les éoliennes la presse et nous

Eoliennes, politiques et promoteurs, une autre information

Le journal 24h n'a pas dit:

Publié le 1 Novembre 2012 par Les déçus de l'information

L'édition du 31 octobre 2012, lien ci-dessous, nous apprend que le tournant énergétique pourrait produire 85'000 emplois en Suisse. Cet article ne devrait-il pas parler aussi de ceci:

Les limites du volontarisme

L’Agefi - 30.10.2012

Le groupe suisse Gurit annonce vendredi la suppression de 150 emplois dans sa division énergies éoliennes. Le groupe allemand Siemens déclare avoir renoncé à ses activités solaires. Plus localement, la prometteuse société yverdonoise Flexcell, active sur le marché des panneaux solaire, déposait son bilan il y a quelques semaines. Dans le même domaine, l’entreprise Pasan, basée à Neuchâtel, a dû procéder à des licenciements. Ces annonces reflètent un marché en crise. Paradoxalement, de nombreuses études continuent d’ignorer cette réalité. Les résultats du Renewable Energy Index Suisse (REIS) pour le deuxième trimestre attestent d’un secteur très solide et supérieur à celle de l’industrie en général. Selon un rapport publié par Greenpeace au début de mois d’octobre, 11,5% à 12,3 % de la demande mondiale en électricité pourrait être satisfaite par l’énergie éolienne en 2020 et presque 20% dix ans plus tard.

La Confédération ne perd pas son enthousiasme. Elle déclare vouloir faire passer à 20% la part de l’électricité solaire dans la consommation totale d’ici 2050. Un nombre croissant de projets sont développés en Suisse, à l’image de Genève, qui a inauguré mercredi dernier, la plus grande centrale photovoltaïque de Suisse. La cause de cet écart entre réalité du marché et perception de certains agents ? Le volontarisme public.

Gurit l’a déclaré, c’est surtout l’arrêt de subventions aux Etats-Unis qui a contraint le groupe à restructurer. Même chose pour Siemens, qui a été frappé par la baisse des subventions mondiales dans l’énergie solaire. Flexcell a subi la sous-enchère des entreprises chinoises bénéficiant de soutiens publics considérables.

La lourde implication du secteur public a faussé la réalité, biaisé le timing et la perception des rentabilités potentielles. Celles-ci n’étant plus dépendantes du cycle de vie, mais d’éléments externes pilotés par les politiques énergétiques des Etats.

Le marché des énergies renouvelables est basé sur une vaste programmation qui, contrairement à d’autres secteurs des technologies (marché de la téléphonie, du numérique etc...), n’intègre pas suffisamment l’offre et la demande. Les surcapacités à un stade aussi précoce de maturité en témoignent. Il faudra certainement beaucoup de temps pour rétablir l’équilibre.

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